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merce et Fe arts techniques et plastiques, grâce à la Ü déconverte des métaux.
Quoiqu'il en soit du temps plus ou moins long qu'a a duré l'évolution de l’époque du bronze, il arriva un moment où la quantité de bronze disponible en Europe ne satisfaisait plus les besoins croissants de l’industrie par rapport à l'accroissement progressif de la population, et la nécessité s'imposa impérieusement à l’homme de chercher un autre métal à bas prix, réunis- = sant en outre les avantages du bronze. Ce n’est qu’a- près de grands efforts et de pénibles recherches qu’il a __ découvertles minerais de fer assez répandus en Europe, mais il a fallu encore beaucoup de temps avant de découvrir la méthode d’en extraire le fer pur, ce métal ne se trouvant qu’exceptionnellement à l’état natif dans les météorites, mais enfin il a réussi à la trouver en réduisant le minerai par le chauffage au milieu du charbon avec l'intervention d’un courant d’air. Quelque temps après, il a également appris à transformer le fer : doux en acier par l'immersion du fer chauffé à blanc dans l’eau froide ou dans l’huile on en chauffant du fer doux au milieu du- charbon en poussière. Heureusement, les connaissances métallurgiques acquises par l'homme pendant l’âge de bronze lui ont été très utiles pour leur application au fer, car il existait déjà alors dans les différents pays de l’Europe de grandes usines = pour la fabrication du bronze et de petites fonderies pour mouler et travailler cet alliage. L’art de mouler
avait déjà acquis un haut degré de perfection. On connaissait également le procédé de la trempe et son influence sur les propriétés physiques des métaux de même que la condensation de ces derniers par le martelage.
Un savant ingénieur suisse, Quiquerez, a publié en 1866, un travail sous le titre Zecherches sur d'anciennes forges du Jura bernois dans lequel il rend compte d’une découverte faite dans le Jura bernois d’un fourneau pri- . mitif pour l'extraction du fer. Il en construisit un modèle en miniature et il en fit faire une photographie qu'il a ajoutée à son travail. On y voit le fourneau d’argile appliqué aux flancs d’un coteau, les amas de charbons, les scories, la cabane servant de demeure aux ouvriers, les outils de la forge, etc. La seule chose qui y manque ce sont lestuyaux soufflants pour avoir l'apparence d’un ouvrage moderne. - Rte -
Il est incontestable que ce n’est qu'avec l’âge des métaux que l’homme est entré de plein pied dans la voie du progrès qui le conduisit au seuil de l’âge historique. Ce n’est qu’alors qu’il commença à donner une impulsion
vigoureuse aux diverses industries, à perfectionner la
poterie, la céramique et l’art du dessin. Ce n’est qu’au
moment où l’homme s’est trouvé en possession de deux
métaux e des connaissances métallurgiques nécessaires à la satisfaction des besoins de la vie sociale, que les
industries diverses et le commerce ont pris un grand essor, de grandes usines pour la fabrication des objets
ct
de bronze et des fonderies pour mouler l’alliage des métaux s'étant fondées en différentes régions de
l'Europe.
C'est ainsi qu’à l’époque du fer a pris naissance l'art de fabriquer des poteries au four et de les cuire ensuite dans un four perfectionné, de même que l’art de fabriquer la monnaie de bronze qui portaitune efligie obtenue
par la fusion et le moulage. Il en résulta que l’âge des
métaux après plusieurs siècles de durée et des ellorts intellectuels incessants constitue la phase d'évolution humaine qui forme le lien entre l’homme préhistorique et l'homme historique qui a inventé l’art d'écrire, d'exprimer ses pensées et de tracer les événements du jour sur la pierre, sur le bois, sur du papier et de les
transmettre à la postérité, contribuant ainsi à la longé-
vité de l’espèce humaine à travers le temps et l’espace.
Maintenant, la question suivante se pose. Est-ce l’homme autochtone d'Europe qui a eu le mérite de s’initier- par ses propres forces au progrès intellectuel pendant la période néolithique ou a-t-il suivi l'impulsion donnée par des peuples venant d'Asie mineure
ou d'Afrique, plus avancés en culture que lui ? Dans
ce cas, quels étaient les peuples immigrés en Europe ?
Si nous consultons l'histoire de l’humanité à ses débuts, nous trouvons que l'Egypte avait déjà brillé par sa civilisation orientale, par sa langue déjà formée et par son écriture hiéroglyphique cinq mille ans avant l'ère chrétienne et que depuis lors elle n’a fait que progresser
en connaissances techniques et en agriculture, grâce à la fertilité du sol de la vallée du Nil, à la douceur de son climat et à la pureté radieuse de son ciel, au point que les habitants des bords du Nil avaient déjà atteint un plus haut degré de culture au moment où l’Europe se trouvait encore aux débuts de l’époque dela pierrepolie. Nous savons également qu'à la même époque l'Egypte avait entretenu des rapports commerciaux très actifs avec les ports de la Méditerranée par l'intermédiaire des Phéniciens, qui s'étaient consacrés à l’art de la navigation et au commerce, ayant acquis des connaissances nautiques et astronomiques suflisantes pour