DU XVIIL® SIÈCLE FIGURENT BERTHOLLET ET PROUST
triompher malgré l'opposition de Berthollet, le grand principe que les corps en se combinant s'unissent en : proportions fixes et obéissent à la loi d'élection qui préside à toutes les combinaisons.On lui doit de nombreux travaux sur l’étain, le cuivre, le nickel, l’antimoine, le cobalt, l'or, l'argent, le mercure et leur combinaisons. Il fut le premier qui distingua le sucre de raisin du sucre de canne.Il étudia aussi l’urée,la caséine et l’acide prussique.
En 1779, il fut appelé en Espagne pour enseigner la chimie à l’école de Vergara appelée Real Seminario Patriotico, fondée par la Société basque, ensuite en 1784, il fut appelé par Charles III à l’école d'artillerie de Ségovieet plus tardà Madrid. Pendant le temps de son activité en Espagne, Proust s’est consacré à l’étude ana- . litique des minerais de divers métaux, tels que le fer, le cuivre, le cobalt, l’arsenic et l'argent. Un de ses derniers travaux qui ont attiré l'attention de tous les chimistes est son Etude analytique de la bile. Bien que cette analyse soit encore un peu grossière, elle porte un cachet d'originalité et des détails techniques admirables. D'abord, il définit la bile comme un savon naturel contenant deux substances, l’une saline et l’autre: huileuse, qu’il appelait résine, laquelle, après avoir été évaporée contient en plus, le chlorure de sodium. Nous tenons à ajouter que Proust reçut un accueil très bienveillant de la part de Charles IV qui lui accorda non seulement des appointements élevés, mais fitmettre