PARMI LES CHIMISTES CÉLÈBRES FRANÇAIS
à sa disposition un beau laboratoire muni du matériel scientifique nécessaire, ce qui était dû en grande partie à la recommandation chaleureuse de Lavoisier.
Il nous reste encore à parler de deux autres chimistes français qui ont laissé un nom dans l’histoire de la chimie. Le premier est Louwis-Nicolas Vauquelin, né en Normandie 1763 et mort en 1829. Ayant appartenu à une famille très pauvre, 1l entra comme domestique chez un pharmacien à Rouen, qui enseignaït la chimie à quelques uns de ses amis et ayant assisté, en qualité d'aide, aux expériences techniques, il prit un goût particulier à la chimie. Obligé de quitter le ser. vice du pharmacien il se rendit à Paris où il tomba
malade, et manquant de ressources, il entra àalhôpital.
Après sa guérison, il chercha un emploichez un pharmacien de la rue Saint-Denis, qui le recueillitet l’employa dans son laboratoire. Là, 1l se consacra avec une grande ardeur au travail et ne tarda pas à attirer l'attention de son maître par les progrès qu'il fit en peu de temps.
Le pharmacien fit part des aptitudes de son employé
à son cousin Fourcroy, professeur de chimie au Musée
du Jardin des Plantes. Celui-ci l’appela à son service, se chargea de son éducation et l'associa à ses travaux. Vauquelin ne tarda pas à appeler l'attention par ses travaux et il fut nommé pharmacien de l’hôpital militaire de Melun. En 1795, au moment de la réorganisation de l'enseignement supérieur en France, il occupa
DU XIX° SIÈCLE FIGURENT VAUQUELIN ET THÉNARD {Gt
la place d’inspecteur et professeur de chimie à l’Ecole des Mines, et plus tard il fut nommé directeur de l'Ecole spéciale de Pharmacie ; finalement, il obtint la chaire de chimie à la Faculté de Médecine de Paris. On lui doit la découverte du chrome, de la glycine, des travaux sur la combustion des végétaux et des analyses de la matière cérébrale.
Le second est Louis-Jacques Thénard, né len 1777 près de Nogent-sur-Seine et mort en 1857. Il prit ses premières leçons chez Vauquelin et fut ensuite préparateur de chimie, d’abord à la Faculté des Sciences, ensuite au Collège de France et finalement à l'Ecole Polytechnique. Il fut admis en 1810 à l’Institut et devint en 1821 doyen de la Faculté des Sciences, On lui doit un grand nombre de recherches, de découvertes et d'applications de la chimie. Parmi ses nombreux travaux, méritent d'être mentionnés ceux sur l'acide acétlique, le protoxyde de fer, le sulfure d'arsenic, les éthers ; ses recherches, faites avec Gay-Lussac, sur le potassium, le sodium, le bore, et sur les moyens de les obtenir; en outre la découverte de l’eau oxygénée, les expériences sur le phosphore, l'invention du bleu dit de Thénard (à base de cobalt) et d'un mastic hydrofuge. Après avoir consigné les résultats de ses travaux dans un grand nombre de mémoires détachés il entreprit le travail de réunir en un seul corps toutes les connaissances qu on possédait sur la science à laquelle il s'était voué : il fit paraître dans ce but, de 1813 à 1816, son