FUT ABOLI PAR LA RÉVOLUTION DE
raux et interdisaient les livres et les journaux étransers, osant même mettre en prison ceux qui les disaient. Alors les libéraux pour se défendre organisèrent des sociétés secrètes et ourdirent des complots ou des insurrections pour renverser le gouvernement ou le forcer à accorder une Gonstitution. Il est vrai -que le gouvernement de Louis XVIII n’osant pas restaurer en France la monarchie absolue, créa à l'exemple de l'Angleterre une Chambre des députés élue par la mation et une chambre des Pairs nommée par le roi ; mais on n’admettait comme électeurs que ceux qui payaient 300 francs d'impôt direct par an; il s’ensuivit que la première chambre élue était plus absolutiste que les ministres du roi. Elle vota des lois contre la diberté de la presse et demanda des poursuites contre les partisans de l’empire. Du coup les ultra-royalistes devinrent les maîtres de la situation sous le ministère de Villèle, qui avec l’aide des jésuites et des cléricaux rêvait de réaliser l’alliance du trône et de l’autel. L’abbé Frayssinus, grand maître de l'Université, nommé sur ces entrefaites ministre de l’Instruction publique, soumit l’enseignement à la surveillance des évêques, supprima l’école normale, et suspendit les cours de Guizot, de Cousin et de Villemain à la Sorbonne. En même temps, le ministère Villèle offrait à la Sainte Alliance de l’argent et une armée pour combattre en Espagne la révolution contre Ferdinand VII. La mort de Louis XVIII ne fit qu'aggraver la situa-
Vu SEEN M PLAN PER ES En ' = *