LA DISPARITION DE L'ŒUVRE DE LA
tion, car son frère le comte d'Artois qui lui succéda sous le nom de Charles X fit voter par la Chambre : premièrement la loi accordant des indemnités jusqu’à concurrence d'un milliard pour les émigrés victimes de l'Empire, secondement la loi du sacrilège, punissant de mort la profanation des vases sacrés et les blas phémateurs, éroisièmement la loi autorisant l’établissement en France des communautés religieuses.
Alors l’opposition libérale qui était impuissante à la Chambre des députés, triompha à la Chambre des pairs avec Chateaubriand en tête, ce que voyant, le Ministère Villèle fit nommer 76 nouveaux pairs très réactionnaires et décréta la dissolution de la Chambre des députés. Fort heureusement, l'excitation croissante de l’opinion publique exerça une influence salutaire sur le corps électoral, et fit remporter le triomphe au parti libéral avec une écrasante majorité. Villèle se vit donc contraint de démissionner; mais le roi ne se tint pas encore pour convaincu et nomma un nouveau Ministère, plus réactionnaire que l’antérieur, présidé par le prince de Polignac, ce qui fut considéré comme un défi lancé par Charles X à la France libérale. En effet, à l'ouverture de la Session de la Chambre, celle-ci vota une adresse souscrite par 221 députés déclarant que l’accord n'existait plus entre le gouvernement et la nation. Le roi pour toute réponse prorogea d’abord la Chambre et décréta ensuite sa dissolution, maïs les nouvelles élections amenèrent une majorité libérale