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LA GRÈCE AIDÉE PAR LES GRANDES PUISSANCES

commerce, le Code français devait régir les transactions et la liberté religieuse ainsi que l'égalité des droits pour tous les citoyens furent proclamées. Corinthe devint le siège du gouvernement et l’indépendance fut proclamée ofliciellement,

L’insurrection s’étendait de plus en plus; l'Epire de même que le Péloponèse lui apportèrent leurs ressources en hommes et en matériel de guerre; de plus un grand nombre de philhellènes étrangers accoururent pour aider à la résistance des Grecs, qui après une lutte acharnée qui se prolongea pendant cinq ans finirent par se rendre maîtres de Napoli de Romanie, la place la plus forte de la Méditerranée où leur marine trouva un port sûr et un arsenal pour la flotte, L'Europe libérale applaudissait au point que les rois commençalent à éprouver des craintes sérieuses, car les philhellènes ne cessaient d'envoyer aux Grecs de l’argent, des munitiors et des hommes courageux et pour empêcher des bâtiments anglais et autrichiens de secourir la Turquie, lesinsurgés se virent obligés de déclarer que tout navire portant des armes ou des munitions à la Turquie serait attaqué et son équipage passé par les armes. 4

Malheureusement, la prolongation de la guerre occasionnait une grande misère à la population grecque et d'autre part la participation de l'Egypte en faveur de la Turquie rendait la situation militaire de la Grèce très précaire. Alors les Grecs dont les chefs étaient en.

ACQUIEPT SON INDÉPENDANCE 197

désaccord entre eux, se sont entendus pour conférer la magistrature et le commandement suprême à des étransers d'élite sous la présidence de Capo de Istria de Corfou, ami et protégé du Tsar de Russie, lequel, après avoir réorganisé les forces grecques et reçu de l'argent et d’autres ressources suffisantes de l'étranger s’entendit avec le Tsar et proposa au nom de la Grèce une réunion de cinq puissances à l’effet de concilier les divergences de vues qui existaient entre elles ; mais le Sultan, fort de l’appui de l'Autriche, répondit que le droit des gens ne lui permettait pas en tant que souverain, des négociations avec ses sujets. Alors la’ France et l'Angleterre, craignant que la Russie ne fit tourner les événements de la Grèce à son avantage sous prétexte de vouloir mettre fin à une lutte qui entravait le commerce de l'Europe, signèrent avec le Tsar un traité stipulant que, si dans le délai d’un mois la Porte n’acceptait pas la médiation proposée, elles se rapprocheraient de la Grèce.

Le sultan ayant maintenu son attitude intransigeante, les escadres des trois puissances commandées par l’amiral anglais attaquèrent l’escadre turque devant Navarin et la détruisirent entièrement (1827). La Turquie malgré ce désastre et la perte de sa flotte ne céda pas, prétendant que la Russie avait déclaré dans le traité d'Ankerman que le conflit avec la Grèce était une question intérieure dont elle ne se mêlerait pas. Par conséquent elle violait une promesse sacrée.

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