PAR SES DÉCOUVERTES IMPORTANTES EN PHYSIOLOGIE
constricteurs : leur excitation amène la constriction des vaisseaux et leur section ou paralysie amène par contre la dilatation vasculaire. Il en résulte que le grand sympathique joue le rôle de vaso-moteur. À Claude Bernard revient encore l’honneur d’avoir découvert d’autres nerfs vasculaires agissant en sens inverse, c’est-à-dire des nerfs vaso-dilatateurs. C’est en faisant ses études sur la sécrétion des glandes salivaires qu'il fut mis sur cette voie. C’est en 1858 que Claude Bernard constata, en excitant le bout périphérique de la corde du tympan sectionné, que la sécrétion salivaire est augmentée en même temps que les vaisseaux de la glande sont fortement gonflés; de petites artérioles, précédemment invisibles, deviennent alors rouges et turgescentes. De même, le tronc veineux principal de la glande, étant mis à nu, se gonfle; en même temps le sang noirâtre avant l’expérience, devient rouge comme du sang artériel, et si la veine est sectionnée, le sang en sort par jets saccadés comme d’une artère. Tous ces phénomènes prouvent une dilatation des artérioles à la suite de l'excitation du nerf vaso-dilatateur.
En 1856, Claude Bernard détermina les variations de chaleur du sang prises dans les différents vaisseaux et il a pu distinguer l’existence des nerfs vasculaires et calorifiques. Dans ses expériences sur l’action des poisons sur l'organisme, il a constaté que le curare, connu comme un poison actif, a une inocuité pour le tube digestif et qu’il abolit les propriétés des nerfs moteurs