L'ŒUVRE IMMENSE DE CLAUDE BERNARD
pour son compte ses précédents travaux. C’est ainsi qu'en 1851, il reconnut, à la suite de plusieurs expériences, du sucre dans les veines sus-hépatiques et son absence dans le sang de la yeine-porte. De là, il conclut que c’est le foie, l'organe qui produit le sucre, En effet, plus tard, en 1857, il réussit à isoler le glycogène du foie, découverte qui fut vivement contestée par d’autres physiologistes et donna lieu à des polémiques passionnées qui terminèrent par la confirmation du fait avancé par Claude Bernard. En 1852, Claude Bernard appela l'attention du monde médical par ses nouvelles expériences sur le nerf sympathique. Ayant coupé le filet de communication qui unit le ganglion cervical supérieur et le ganglion cervical inférieur, il constata une élévation de température dans l'oreille du côté correspondant accompagnée d’une dilatation paralytique des vaisseaux sanguins et d’un afflux plus considérable du sang, au point que les intermittences des impulsions cardiaques se faisaient sentir jusque dans les veines et alors le sang des veines au lieu d’être violacé apparaissait presque aussi rouge que du sang artériel. De plus, Claude Bernard montra que la galvanisation du bout supérieur ou céphalique du sympathique cervical coupé amenait une constriction des vaisseaux auriculaires, et, par suite, le retour à la température normale ou même à une température inférieure avec anémie. Cette expérience est une démonstration éclatante de l’existence des nerfs vaso-