ET 1848 SUR LE PROGRÈS DE LA LIBRE PENSÉE
efforts du parti réactionnaire. Déjà en 1820, un courant puissant d’idées de justice et de liberté pénétrait dans les classes éclairées de la nation anglaise qui mirent en activité tous les moyens légaux possibles pour combattre les idées erronnées et les sentiments égoïstes de l’aristocratie. C’est surtout lord Brougham (1) qui se signala dans cette tâche en répandant la lumière dans les classes sociales inférieures par la publication de milliers de livres élémentaires à très bas prix et en fondant des écoles pour les enfants, d’autres pour les ouvriers adultes (mechanics institutions) et l'Université libre de Londres, la première qui ait admis toutes les communions. [l considérait l'instruction comme le boulevard le plus solide contre la tyrannie du clergé, de l'aristocratie et du canon. Luttant avec sa fougue accoutumée contre le ministre Wellington, ultra-conservateur, il s’écria en plein Parlement : « Le maître d’école y pourvoiera », mot qui est devenu proverbial. Par son éloquence persuasive, il réussit à faire voter par le Parlement sous le ministère Wellington, en 1829, l'émancipation des catholiques et leur entrée au Parlement. Il fit également obtenir du ministre R. Peel l'introduction des céréales étrangères et la suppression des droits sur la viande, le poisson, le riz, le blé, les pommes de terre ettoutes les matières premières destinées à la consommation. Les bourgeois, après avoir
1. César Cantu, Histoire Universelle. Trad. franç. par Lacomb,X1X° vol.,