FRÉDÉRIC-GUILLAUME IV, PROTECTEUR
fait la guerre aux privilèges politiques de l'aristocratie se mirent aussi à la faire à ses propriétés. Ses réformes firent non seulement triompher les principes économiques de Bentham, mais donnèrent également un grand essor au commerce et à l’industrie anglais.
Il n’en fut pas de même en Autriche et en Allemagne, où l’esprit féodal restait encore vivantet où les classes cultivées restaient imbues du Romantisme, surtout en Prusse qui se refusait à secouer la poussière médiévale et la mentalité d’une civilisation surannée. On avait pu espérer un moment, qu'avec l'avènement au trône de Frédéric-Guillaume IV, il y aurait un changement favorable dans le régime politique du pays. En “effet, le peuple avait salué avec joie et plein d’espérance ce nouveau souverain qui était connu par son esprit artistique et son enthousiasme pour les beautés de la nature, mais il ne tarda pas à découvrir en lui son manque de caractère et de décision et de plus une tendance au mysticisme et aux idées piétistes, etun ennemi irréconciliable du rationalisme et de la philosophie de Feuerbach. C’est ainsi que quelque temps après son arrivée au pouvoir, il se jeta dans les bras des chefs du parti réactionnaire,tels que Hengstenberg et Bunsen, tous deux animés de sentiments piétistes qui tâchaient de le gagner en faveur des intérêts de l'Eglise. Il en résulta que la nouvelle situation n’apporta aucun chansement dans la direction des affaires politiques et morales du pays. Comme d’autre partle nouveau roi était