LUTTE ACHARNÉE ENTRE LE PARTI
Ronge et Czerzki, élevèrent la voix pour protester et adressèrent une lettre ouverte à l’évêque de Trèves, où ils l’accusaient de transformer le catholicisme en un culte idolâtre, La propagande active qu’ils firent contre les procédés de l’évêque eut pour conséquence la création d’une secte religieuse de 60 à 70.000 personnes qui constituèrent une nouvelle Eglise ‘sous le nom de catholiques chrétiens. Toutefois ils finirent par se heurter à de grandes difficultés au moment où il fallut établir en termes clairs et concrets les articles de leur confession religieuse.
En attendant, Frédéric-Guillaume IV, loin de se décourager à la suite de cette dissidence religieuse, poursuivit avec ténacité son projet, ayant pour but d'introduire dans le royaume les principes du romantisme tant dans les arts que dans les sciences. Il fit appeler à Berlin le peintre Cornélius, chef de l’école romantique, d’abord à Rome et ensuite à Munich, pour y fonder une nouvelle institution en opposition à l’école réaliste des peintres d’histoire en vogue en France et en Belgique. C’est précisément contre cette tendance romantique que Heine et la jeune Allemagne s’inspirant de la philosophie de Feuerbach, se sont élevés de toutes leurs forces, réclamant l'émancipation de l’art et de la littérature du joug de l’absolutisme et de la mentalité moyenageuse.
Cependant, le roi, en dépit de ce mouvement de l’esprit libéral fit nommer à l’université de Berlin pour