‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 219 sur 853 · L'ANGLETERRE ET LA FRANCE · texte numérisé non relu

L'ANGLETERRE ET LA FRANCE

merce et l'industrie avaient pris un grand essor et les conditions économiques de la nation avaient subi un changement radical. D'une part avec l’établissement de nombreuses industries il y eut une augmentation considérable d'ouvriers agglomérés pendant de longues heures de la journée dans des espaces confinés ; d'autre part, cette agglomération humaine dans les nombreux centres industriels créa des besoins nouveaux et des aspirations nouvelles. Il en résulta que les hommes de science qui cultivaient auparavant l’économie politique s’adonnèrent désormais à l'étude de l’économie sociale dans le but d’améliorer les conditions matérielles, morales et intellectuelles des classes inférieures, et Paris devint une vraie fournaise où s’agitaient les problèmes les plus ardus d'économie sociale.

Toutefois nous tenons à rappeler que déjà à l'époque de la Révolution il se trouvait en France des économistes réformateurs, tels que Fourier et Saint-Simon, dont l’œuvre fut interrompue, à la suite de la Restauration, mais finit par entrer en activité après la Révolution de Juillet. Ce sont les partisans de Saint-Simon (1760-1825) et de Fourier (1768-1837) qui ont fondé des écoles d'économie sociale.

Le premier, fondateur d’une école industrielle avait pour but d'améliorer, au moyen de la science et de l’industrie, le sort de l’humanité et surtout des classes pauvres. Dans ce but, il jugeait nécessaire de considérer les savants, les industriels, les artistes, les pro-

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