‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 221 sur 853 · ADAM SMITH ET DAVID RICARDO · texte numérisé non relu

ADAM SMITH ET DAVID RICARDO

tion. Il établit également la valeur du crédit qui rapproche les deux éléments, trop souvent opposés : le capital et le travail. C'est grâce au crédit que les capitaux quoique employés, peuvent être encore placés utile-

ment dans d’autres entreprises ; 1l anticipe sur l'ave-

nir. William Pitt (1759-1806) soutient que le capital fictif créé par le prêt, se transforme en capital fixe et devient par là aussi avantageux au public qu'un nouveau trésor ajouté à la richesse publique. Sur ce principe fut basé en son temps le crédit de la Banque d’Angleterre.

David Ricardo (1772-1823) écrivit un livre sur les . principes de l’économie politique et de l'impôt, prouvant que le revenu est indépendant des frais de production et que la hausse des salaires diminue le bénéfice, mais que le prix des denrées,les salaires,de même que les bénéfices sont déterminés par les frais de production

et de ce qui est nécessaire aux besoins de l’ouvrier. Le

produit brut tendant à augmenter en raison des terrains ‘ que la civilisation rend productifs, le salaire doit aussi renchérir et le bénéfice diminuer. Il prétend également que pour rendre un peuple actif et industrieux, il faut accroître le nombre de ses besoins. D’après lui, le problème capital de l’économie politique est de déterminer les lois qui régissent la transformation des produits en rentes, bénéfices et salaires. On voit bien que Ricardo a eu plutôt en vue la richesse collective des nations que le bien-être des individus qui n’est pas

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CÉLÈBRES ÉGONOMISTES ANGLAIS 279

toujours en rapport avec la prospérité des industries. C’est surtout après que les machines eurent remplacé les bras humains et que les grandes associations . succédèrent aux petites manufactures que Île sort - des individus commença à sentir le joug du capital social. | | Toutefois, les doctrinaires du socialisme français et anglais ne sont pas sortis du domaine de la théorie ; ils se sont contentés de jouer le rôle d'apôtres en faisant la propagande en faveur de leurs doctrines basées sur un principe métaphysique : la croyance dans la bonté de Dieu ou de la nature. « Dieu, dit Fourier, est bon et le monde qu’il a créé ne peut être que bon. L'homme est perfectible et prétendre que la perfection n’est pas faite pour les hommes, c’est accuser Dieu de méchanceté. » Cabet, plus radical que Fourier, dit qu'il est impossible d'admettre que la destinée de l’homme soit d’être malheureux sur laterre. Lorsqu'on considère qu'il est essentiellement sociable, et par conséquent sympathique et affectueux, il n’est pas possible d'admettre qu’il soit naturellementméchant. Les troubles et les désordres, les vices et les crimes, les guerres et les révolutions, les catastrophes et les calamités ne sont pas l'effet d’un mouvement impulsif de la nature ; leur cause est dans la mauvaise organisation de la société. Par conséquent, il faut changer l’organisation, ce qui est un problème de l'intelligence et de la raison qui doit établir un ordre social meilleur, conduisant

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