CHANGEMENT DE RÉGIME POLITIQUE EN FRANCE
nalisme. Quoique peu habitué aux controverses philosophiques, il parvenait à captiver l’attention de son auditoire par la beauté de sa diction et par des sentences d’une concision remarquable. Comme son enseignement était incolore, il n’occupa que trois ans la chaire de philosophie à ia Sorbonne.
Il eut pour successeur Vic{or Cousin, homme d’une grande érudition et fort éloquent, qui a beaucoup écrit et parlé sur la philosophie des autres, mais n’a rien inventé en doctrine ni en méthode philosophique. Il avait la prétention d'appeler son système philosophie éclectique, mais loin d’avoir approfondi les différents systèmes philosophiques,basésles uns sur les investigations scientifiques et les autres sur des conceptions rationalistes et d’en tirer les vérités moyennes, il s’est borné à effleurer les diverses tendances distinctes des différentes écoles relatives à l’évolution de l'esprit humain, telles que le spiritualisme, le sensualisme, le scepticisme et le mysticisme. Son éclectisme n’est pas un syncrétisme qui cherche la part de vérité dans tous les systèmes. Après avoir parcouru toute l’échelle des systèmes philosophiques, depuis Kant jusqu’à Platon, il a fini par s'attacher à un moyen terme du christianisme et est mort catholique. Dans ses premiers temps, il n’a fait que réfuter la philosophie sensualiste de condillac, et plus tard, il s’est efforcé également de Combattre la philosophie de Kant, mais il n’a pas tardé à prendre goût à la partie dogmatique des doctrines