‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 269 sur 853 · VERS UN ÉTAT DE GRANDE. PUISSANCE · texte numérisé non relu

VERS UN ÉTAT DE GRANDE. PUISSANCE

écurie et les meubles les plus somptueux. Il ne se montra prodigue qu'en une seule chose, l’entretien de

son armée qu’il recruta par des moyens immoraux, en

ce sens, qu’il défendit à ses soldats de se marier sans le

consentement de leur capitaine, ce qui était une source

d'abus et de vexations ; puis il obligea chaque district à lui fournir trente hommes en temps de paix et cent en temps de guerre. Frédéric Guillaume se complaisait

surtout à voir sous les drapeaux des hommes de haute

stature et il forma de ces colosses le régiment des grenadiers, ayec la circonstance particulière que pendant que les princes de sa famille quittaient souvent la table

à peine rassasiés, il dépensait pour les 43 grenadiers de - la parade de Potsdam à raison de 1.000 francs par tête.

Par ailleurs ce roi bizarre ne faisait pas de luxe et n'était guère soigneux de sa personne. Ses habitudes étaient vulgaires; il fumait et buvait à la taverne avec ses officiers. Il jouait au tric-trac à un sou la partie, frappait et injuriait le premier venu; il annula arbitrairement les contrats des propriétaires pour louer les mêmes terrains au plus offrant. Il vivait sans liste

civile aux dépens de la Cour avec les rentes allodiales

de la couronne. | Ces procédés, bien que capricieux et barbares, contribuèrent à la prospérité du pays. Pour pouvoir régler

les impôts en raison de la valeur des terrains, il les fit

mesurer et estimer par des experts ; il s’efforça de peupler au moyen de colonies les terres inhabitées ; 11

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