‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 278 sur 853 · MENACE D'UN DERNIER PARTAGE · texte numérisé non relu

MENACE D'UN DERNIER PARTAGE

dien des lois et le pouvoir judiciaire dans les tribunaux. En même temps le veto du roi fut aboli. Cependant l’inviolabilité du roi et l’hérédité du trône étaient consacrées. J |

Cette nouvelle Constitution avait le défaut d’avoir conservé le pouvoir tyrannique de l'aristocratie sur le peuple, en même temps qu’elle enlevait aux Seigneurs l'espoir d'arriver au trône par l’établissement d’une monarchie héréditaire. La tzarine Catherine désapprouva hautement ce qui s’était fait en Pologne, et pour pouvoir imposer sa volonté à la Pologne, elle se réconcilia avec la Porte; ensuite elle chargea son ambassadeur à Varsovie de dire au roi : « On ne cesse de m’engager à un nouveau partage ; je m'y opposerai lorsque je verrai que le roi et la nation polonaise ne me sont pas contraires. Autrement, il dépend de moi de rayer la Pologne de la carte de l’Europe. » Elle encourageait donc les Polonais à placer leur confiance dans sa magnanimité et son désintéressement, mais en même temps, elle déclarait, en sa qualité de protectrice des réfugiés, qu’elle allait faire entrer des troupes dans le pays pour rétablir l’ancien ordre des choses. Les Polonals, ne voulant pas abdiquer leurs droits de nation indépendante, s'apprétèrent à combattre, firent appel aux puissances et conférèrent au roi une autorité dictatoriale. Mais les Russes ne tardèrent pas à entrer en Pologne et à l’occuper militairement, malgré la résistance et l’héroïsme des Polonais,

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