LE DERNIER NOYAU DE LA POLOGNE
encore stimulé par le successeur de Frédéric II, Frédéric-Guillaume I], neveu de ce dernier,dont le ministre, le comte de Herzherg, paraissait résolu à lui rendre l'indépendance. Les Polonais augmentèrent donc leur: armée en 1789, et, malgré les réclamations de la Russie, ils convoquèrent une diète permanente pour mieux régler les affaires de l’intérieur ; ils abolirent le conseil permanent et travaillèrent à une constitution nou-velle d'après les idées qui venaient de s’éveiller en France, dans la mesure où cela était possible dans un: pays où il n'y avait point de tiers état et où le paysan: était serf. Stanislas, confiant dans la promesse du: ministre de Prusse, escomptait déjà le moment de pouvoir secouer la servitude dans laquelle la Russie le tenait depuis vingt-cinq ans et de promulguer une Constitu-tion nationale : il s’animait à l’idée de devenir le légis-
lateur de son pays et de conquérir l'admiration de
l’Europe, disposée alors à approuver de semblables mesures. [l rédigea donc lui-même une Constitution et déjoua les machinations mises en œuvre par le parti
russe en convoquant la Chambre et promulguant la
Constitution ; il prêta serment le premier, et tous les autres nobles suivirent son exemple au milieu d’une:
joie indescriptible. Cette Constitution confirmait les:..
anciens droits de l'aristocratie comme principal soutien: de la liberté, ainsi que les chartes accordées aux villes. Le pouvoir législatif devait résider dans les Etats, le pouvoir exécutif dans le roi et le Conseil d'Etat, gar-