‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 319 sur 853 · DE 1848 SUR L’ALLEMAGNE ET SUR LA PRUSSE · texte numérisé non relu

DE 1848 SUR L’ALLEMAGNE ET SUR LA PRUSSE

tés et pour faire respecter ses ordres par les gouvernements de Prusse, de Bavière et d'Autriche. Il ne lui restait qu'un moyen pour atteindre ce but, c'était de s'entendre avec le gouvernement prussien. Le Parlement se décida alors à offrir solennellement au nom du peuple allemand la couronne impériale au roi de Prusse. Celui-ci, toutefois, refusa la couronne qu'on lui offrait, d’abord à cause de l’antipathie qu'il ressentait pour la Constitution démocratique qu’on voulait lui imposer, ensuite à cause de la difficulté qu'il yavait à concilier les intérêts opposés de la Prusse et de l'Autriche, qui prétendait avoir des droits historiques sur la couronne

d’ Allemagne,

Il s’ensuivit que les différents partis du Parlement, conservateur, libéral et radical, décidèrent de ne pas prendre part au vote. Aussi y eut-il lors du vote 290 voix en faveur du roi de Prusse et248 abstentions. En d’autres termes, une majorité favorable à la soumission du gouvernement à la volonté nationale et une minorité considérable qui par le nombre équivalait presque à la majorité, incapable de se prononcer ouvertement en faveur du régime libéral. Il est incontestable que le peuple allemand, habitué à vivre sous le joug d’un gouvernement personnel n’était pas préparé pour un régime démocratique, ni par ses mœurs, ni par sa mentalité. C’est ainsi que Frédéric-Guillaume IV de Prusse après avoir fait amende honorable en pleurant devant le peuple de Berlin en avril 1848, et promis

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