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LE TRIOMPHE DE L'ARMÉE FRANCO-ITALIENNE

Heureusement, cet attentat échoua, et son auteur fut condamné à mort.

Cependant, l'opinion en Italie restait la même; en 4859 se fonda une association nationale à la tête de laquelle figuraient l’ancien dictateur de Venise, Daniel Manin et Garibaldi, qui avaient reconnu publiquement que l'Italie ne pourrait réaliser son idéal d’unité nationale que sous l'égide de la maison de Savoie. Grâce à la politique sage et prévoyante de Cavour, qui se trouvait à la tête du gouvernement du Piémont, il sut gagner la confiance de Napoléon qui se montra tout disposé à faire quelque chose en faveur de l'Italie. En effet, la première entrevue entre Napoléon et Cavour eut lieu à Plombières en juillet 1858, où fut décidé le mariage de son cousin, le prince Napoléon, avec la fille de Victor- Emmanuel. La bonne entente entre le gouvernement français et celui du Piémont continua à s’accentuer davantage au point que le 1° janvier 1859, au moment de recevoir le corps diplomatique, Napoléon adressa à l'ambassadeur d'Autriche les mots suivants : « Je regrette profondément que nos rapports avec votre gou— vernement ne solent pas aussi cordiaux qu'avant » en ajoutant toutefois que cela n’altérait en rien ses sentiments personnels envers l’empereur François-Joseph.

En même temps, Victor-Emmanuel, dans le discours de la Couronne, déclarait le 10 janvier 1859, devant le Parlement que lui, de même que son peuple, n’était pas insensible aux cris de douleur qui partaient de plu-

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