‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 341 sur 853 · SUR L'AUTRICHE FORTIFIE LE RÉGIME LIBÉRAL · texte numérisé non relu

SUR L'AUTRICHE FORTIFIE LE RÉGIME LIBÉRAL

sieurs côtés de l'Italie, et le 31 du même mois, eut lieu le mariage de la princesse Clotilde de Savoie avec le prince Napoléon ; le 17 février, le gouvernement du Piémont demanda à la Chambre un crédit de cinquante millions pour améliorer son état de défense, qui fut voté à l'unanimité. Toutefois, les gouvernements d’Angleterre, de Prusse et de Russie, à la demande de l’Au-. triche, songeaient à intervenir pour empêcher la guerre. L’Autriche consentait même à convoquer un Congrès : de puissances pour arriver à un désarmement et Napoléon était disposé à accepter la proposition de l’Autriche, mais celle-ci voulant exercer en même temps une pression sur le gouvernement du Piémont envoya à Turin le baron de Kellersberg avec un ultimatum demandant ie désarmement et la démobilisation de l’armée et n’accordant pour la réponse qu’un délai de trois jours. À cet ultimatum Cavour répondit qu'il n'avait rien à dire. Dès ce moment, l'Italie se trouvait en état de guerre avec l'Autriche. Immédiatement, Cavour demanda à la Chambre un pouvoir dictatorial pendant la durée de la guerre. Deux jours après, une partie de l’armée française avait passé la frontière du Piémont, mais ce n'est que le 20 mai qu'elle fut prêtre à livrer bataille aux Autrichiens. La première rencontre eut lieu à Palestro le 31 mai, mais la grande bataille ne fut livrée que le 4 juin, près de Magenta, sur la rive gauche du Tessin et elle finit par la déroute des Autrichiens. |

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