RESTE À LA TÊTE DE LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE
un armistice. Bismarck accepta l'intervention de l’empereur de France à condition que l’Autriche consentit à rester exclue de la Confédération germanique. Après avoir signé le traité de paix avec l’Autriche, Bismarck proposa de se réconcilier avec les anciens Etats confédérés de l'Allemagne à condition que le royaume de Hanovre, les duchés de Hesse et de Nassau,de même que la ville de Francfort, fussent annexés à la couronne de Prusse, au même titre que les duchés de Schleswig et de Holstein.
Le succès de la Prusse dans cette guerre préméditée, préparée de longue maïn, et conduite avec des moyens perfides par le roi et son ministre, produisit un revirement de l’opinion allemande en faveur de cet homme qui était auparavant détesté et considéré comme l’ennemide la Hberté et l’oppresseur du peuple allemand. C’est sans doute le succès et la satisfaction de l’amour-propre national qui fit oublier les moyens peu louables dont s’est servi le gouvernement de la Prusse, contre son rival de PAutriche pour arriver à son but. Une telle conduite de la part d’un Etat qui se propose de réaliser un idéal par la force brutale et des moyens perfides ne peut avoir que des répercussions funestes sur le moral de la nation qui en bénéficie, car chaque individu a le droit de se demander pourquoi ce qui est permis à l'Etat ne serait pas également permis à l'individu, à condition de réussir.