‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 362 sur 853 · L'ANTAGONISME ENTRE LA FRANCE ET LA PRUSSE · texte numérisé non relu

L'ANTAGONISME ENTRE LA FRANCE ET LA PRUSSE

pereur de France, se rendit bien compte qu’elle ledevait au triomphe de l’armée prussienne sur celle de l’Autriche et que son aspiration de voir Rome devenir capitale de l'Italie ne pourrait se réaliser tant que la France serait ia protectrice du Pape ; ceci détermina les hommes d'Etat d'Italie à maintenir de bons rapports avec la Prusse. Il s’ensuivit que les rapports entre la France et l'Allemagne cessèrent d'être cordiaux, d’autant plus que Napoléon estimant que sa neutralité bienveillante envers l'Allemagne lui donnait le droit de demander une compensation sur les provinces rhénanes, fit sonder Bismarck, à ce sujet, par le général italien. Govone, et il lui fut répondu, que, même si ces provinces n'avaient pas un grand attachement pour leur gouvernement et leur souverain, elles ne renonceraïent

jamais à leur nationalité allemande.

Connaissant maintenant les intentions de Napoléon, Bismarck crut devoir faire des concessions à l'Autriche pour gagner sa bienveillance en cas de rupture avec la France. Il observa la même conduite vis-à-vis de la Bavière ; lors de la réception de l’ambassadeur bavarois Von Der Pforaten, il lui déclara: « La France nous demande les provinces du Rhin jusqu’à Mayence ; il faut que nous nous entendions ; 1l faut qu'il y ait une union intime entre le Nord et le Sud. » En effet, une alliance militaire fut signée entre la Prusse et la Bavière. Bismarck, non content de son triomphe moral sur la France, fit publier dans toute la presse euro-

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