L'ANTAGONISME ENTRE LES DEUX NATIONS
péenne les prétentions de la France sur les provinces du Rhin et le refus de la Prusse. | Bien que Napoléon reconnüt son erreur en acceptant la démission de son ministre des Affaires Etrangères, Drouyn de Lhuys, la blessure produite par l’arrogance de Bismarck restait saignante, et tout le monde était convaincu qu'elle finirait par engendrer la guerre entre la Prusse et la France. En effet, Bismarck, depuis 1867, a’avait d'autre idée que d’arrondir la frontière du Rhin par Ja conquête de l'Alsace et la Lorraine. Dans ce but, il s’efforça de gagner le bon vouloir des gouvernants de la Russie et de l’Angleterre, et d'alimenter les espérances des chefs révolutionnaires de l'Italie ; c’est au point que Mazzini entretenait une correspondance particulière avec Bismarck et que les agents de Garibaldi visitaient ouvertement la chancellerie du ministre des Affaires étrangères de Berlin. Aussi les rapports
entre les cours de Berlin et de Paris devenaient-ils de
plus en plus tendas. Et 11 suflit d’une circonstance en apparence insignifiante pour amener la rupture entre les deux pays. Pendant ce temps, la Prusse renforçait son armée et perfectionnait ses farmements afin d’être prête pour l'offensive à un moment donné.
Cette circonstance se présenta à la suite de la Révolution qui éclata en Espagne en 1868. Le gouvernement provisoire qui avait dirigé le mouvement révolutionnaire, ayant déclaré la déchéance de la dynastie des Bourbons, convoqua une Constituante pour statuer sur