ANA LA CONDUITE DE LA PRUSSE SÉPARE
dement le prestige de l’Allemagne, lui donnerait droit à la gratitude de son souverain et que celui-ci le conserverait sa vie durant, comme conseiller de la Couronne ; et peut-être Guillaume [* eut-il agi de la sorte, mais l'avènement au trône de Guillaume II, homme vaniteux et présomptueux, qui se croyait élu de Dieu pour gouverner le peuple allemand, mit bientôt fin à la toute puissance de Bismarck, que son maître força à démissionner pour le remplacer par un chancelier plus souple et plus enclin à se soumettre à la volonté de son souverain.
Toutefois, le règne de l’ancien empereur Guillaume s'étant prolongé jusqu'en 1838, Bismarck resta assez longtemps maître de la situation, Il en profita pour fortifier le régime absolutiste, pour augmenter la force militaire et préméditer une nouvelle guerre contre la France. À cet effet il jeta les bases d’une alliance avec l'Autriche et l'Italie, mais comme il caressait le rêve d'établir l’hégémonie allemande sur les provinces balkaniques il fit un traité secret au sein de la triple alliance avec l’Autriche afin d'amener celle-ci à favoriser l'exécution de ses projets, sous prétexte d’établir une certaine hégémonie du peuple allemand sur les peuples de race slave. La Russie, avisée à temps de cette politique machiavélique de l'Allemagne, décida de se rapprocher plutôt de la France. Bismarck, voyant frustrés ses projets, tourna ses yeux vers l'Italie qu’il s’efforça de gagner à sa cause, mais celle-ci