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LA LUTTE ENTRE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

ministre des Finances. D’autre part, Napoléon adressa une lettre de blâme au ministre de l'Intérieur parce: qu’il lui avait laissé ignorer les pièces diplomatiques reçues et les documents des archives nationales relatifs à son affaire de Strasbourg et à celle de Boulogne, en ajoutant que de pareils faits ne s’étaient jamais produits sous le règne de Louis-Philippe et ne devraient pas se produire non plus sous la présidence de la République. La lettre du président eut pour conséquence la démission du ministre de l'Intérieur et de

celui du Commerce et de l'Agriculture.

Le désaccord entre le gouvernement et l'assemblée nationale incita le parti extrême des répubiicains à attaquer le gouvernement dans les clubs d’une manière très violente, l’accusant de manquer à la Constitution, et préconisant même l'assassinat. Alors le gouvernement édicta des mesures énergiques, ordonna la fermeture des clubs, considérés comme le siège des complots contre l’ordre public et menaça de dissolution l’assemblée nationale. En même temps que le président donnait cinquante mille francs pour la construction de maisons ouvrières saines et à bon marché, la cour de cassation: procédait à la désignation de sept juges destinés à constituer un tribunal de justice pour juger les députés insurgés. En présence des mesures d'ordre énergiques prises par le gouvernement, qui finit par mettre en prison plusieurs chefs révolutionnaires, la Chambre, consciente du danger qui la menaçait se rangea du

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