ET LE GOUVERNEMENT DE NAPOLÉON
côté du gouvernement et tout rentra dans l’ordre, tout au moins apparemment, jusqu’à la fin de 1851, date à laquelle expirait le mandat présidentiel. C’est alors que la lutte entre le gouvernement et l’assemblée nationale devint le plus aiguë. Le président, en présence de l'opposition de la majorité de la Chambre réalisa le coup d'Etat du 2 décembre 1851, exécuté par Morny qui s’empara pendant la nuit du ministère de l'Intérieur et fit arrêter seize des représentants les plus proéminents de la Chambre, Les Parisiens en se réveillant lurent affiché sur les murs de Paris un décret qui prononçait la dissolution de l’Assemblée nationale, rétablissait le suffrage universel et convoquait le peuple dans les comices pour voter les bases d’une nouvelle Constitution. Le 4 décembre le parti républicain essaya d'engager la lutte dans Paris mais le peuple était indifférent et impuissant pour la résistance ; la répression dirigée par les généraux Saint-Arnaud et Magnan fut courte et sanglante. Le plébiscite qui eut lieu le 20 décembre donna à Napoléon la présidence pour dix ans par sept millions de suffrages.
Après avoir supprimé la constitution républicaine, Napoléon promulga le 44 janvier la nouvelle Constituton qui devint plus tard la Constitution impériale et se distinguait des constitutions antérieures par l’article qui déclarait l'Empereur seul responsable devant la nation. Les chambres législatives se réunirent le 29 mars 1852 et un Senatus-Consulte du 7 novembre rati-