‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 390 sur 853 · LUTTE ENTRE MAC-MAHON · texte numérisé non relu

LUTTE ENTRE MAC-MAHON

monarchiques et cléricaux, se fondirent en un parti unique ayant un programme commun, protestant contre le pouvoir personnel du président Mac-Mahon. Gambetta se mit à la tête de ce mouvement national et lança des phrases devenues célèbres, telles que : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi. » « Quand le pays aura parlé il faudra se soumettre ou se démettre. » En effet, malgré les elforts suprêmes du gouvernement, qui commit toute espèce d’infractions aux lois et à la justice, les électeurs de 1877 envoyèrent au parlement une majorité républicaine au point que les 363 députés libéraux de l’ancienne Chambre revinrent élus à la nouvelle Chambre. En présence de ce formidable échec, le ministère Broglie se retira, mais le Président de la République essaya de nommer un ministère d’affaires pris en dehors de la Chambre. Alors celle-ci refusa d’entrer en rapport avec ce ministère. Mac-Mahon ayant compris que le Sénat serait d'autant moins disposé à voter une seconde dissolution de la Chambre nouvellement élue que le budget n’était pas encore voté, préféra se soumettre à la volonté du pays plutôt que de recourir à un nouveau coup de force. Il forma un Ministère centre gauche tout entier républicain, lequel restitua dans ses fonctions le personnel destitué par le Ministère Broglie et la Chambre invalida toutes les élections faites sous la pression de l'administration civile et du clergé. Enfin lors du renouvellement du tiers des sénateurs, le parti républicain gagna également une forte majorité au

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