A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE AGT
une pétition au président de la République lui demandant de soutenir le Pape contre le gouvernement de l'Italie dans ses revendications en vue d'obtenir le rétablissement du pouvoir temporel, mais la Chambre repoussa cette demande par un ordre du jour défavorable aux manifestations des Ultramontains. Mac- Mahon prit alors conseil de ses anciens ministres, les chefs du parti conservateur, qui l’engagèrent à se débarrasser de la Chambre républicaine avant les élections d'automne aux conseils généraux et d’arrondissement. En effet, Mac-Mahon renvoya sans motif le ministère Jules Simon (16 mai 1877) qu'il remplaça par un ministère conservateur monarchique (Broglie- Fourton), lequel ajourna la Chambre pendant un mois, puis la fit dissoudre par le Sénat.
Le Gouvernement présidé par Broglie employa cinq mois à préparer les élections. Il commença par changer le personnel administratif, le remplaçant par des fonctionnaires de combat. Il interdit les réunions publiques et la vente des journaux et suspendit les conseillers municipaux républicains, qu’il remplaça par des commissions municipales nommées par le Gouvernement. En même temps il présentait aux élections à la députation des candidats officiels recommandés par le Président de la République, pendant que le clergé préchait
ouvertement contre les candidats républicains.
D'un autre côté, les députés républicains, pour lutter efficacement contre la coalition des réactionnaires