MAC MAHON DÉMISSIONNA
moyennes et une école normale à Sèvres, consacrée à la formation des maîtresses pour l’enseignement secondaire. L'année suivante (1882) la Chambre décida l’expulsion de l’ordre des Jésuites dans un délai de trois. mois et obligea les autres congrégations à solliciter du gouvernement l'autorisation de rester sur le territoire français. La Chambre vota la loi du divorce, et la suppression des honneurs rendus aux évêques dans les cérémonies publiques ainsi que leur exclusion des conseils universitaires, en un mot la laïcisation et la neutralité des écoles de l'Etat. Grâce à l'avènement à la papauté de Léon XIIT, homme prudent et conciliant en même temps que connaisseur des besoins de l’époque, il s’ensuivit graduellement un état d'apaisement des passions des partis exaltés des deux côtés, surtout après Papparition de l’encyclique /nter innumeras adressée au clergé français, auquel le Pape donnait l’ordre formel d'abandonner ses prétentions de domination politique et de s'unir à la Démocratie, car disait-1il : « Le pouvoir, de quelque caractère qu’il soit, provient de Dieu. »
On aurait pu croire un moment qu'après l'intervention du Pape, un esprit de conciliation et d’entente dominerait la Société et que la paix religieuse et sociale finirait par régner entre les partis politiques les plus opposés. Cependant, tel ne fut pas le cas. Léon XIII, loin de se proposer de libéraliser l'Eglise, professait sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat exactement la même doctrine que Pie IX, et il exposa dans