‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 421 sur 853 · GAVAIGNAC DÉCOUVRE LA FAUSSETÉ DU DOCUMENT · texte numérisé non relu

GAVAIGNAC DÉCOUVRE LA FAUSSETÉ DU DOCUMENT

jurer qu'il était authentique, mais son explication étant loin d’être claire et convaincante, il ne fit que s’embrouiller et se contredire et finit par avouer qu’il avait complété une certaine partie de la lettre de sa propre main d’après des informations orales, mais contredit par l'évidence des faits il finit par avouer que ce document était son œuvre, qu'il avait été imaginé et forgé par lui, dans le but de donner plus d'autorité au bordereau, et 1l ajouta que ses chefs savaient très bien pourquoi et en faveur de qui il avait agi de la sorte. Ce disant, il lança un regard de détresse à Gonse et à Boisdeffre, qui en 1896 avaient accepté ce faux aveuglément. Henry se voyant abandonné par ses anciens chefs qui l'avaient poussé au crime, perdit courage et accepta sans murmurer son arrestation et son emprisonnement au mont Valérien. Le lendemain on apprenait la nouvelle de son suicide ; il s’était coupé la gorge avec un rasoir, emportant avec lui dans la tombe une grande partie du secret de l'affaire et de son rôle particulier dans la transmission et la confection des documents. En même temps Esterhazy prenait la fuite, d’abord à Bruxelles puis à Londres. Boisdeffre dont la situation était grandement compromise donna sa démission de chef d'Etat-Major. Cependant Cavaignae, malgré l’aveu et le suicide d’'Henry et la confirmation des affirmations de Picquart, y eut la naïveté de déclarer qu’il était plus convaincu que jamais de la culpabilité de Dreyfus. Néanmoins, il présenta aussi sa

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