A UN CONSEIL DE GUERRE
du général Zurlinden, Gouverneur militaire de Paris, il fut mis en liberté, le Ministre de la guerre se bornant à lui appliquer la seule punition possible, l’expulsion de l’armée. Toutefois Cavaignac, tenant compte de l'opinion d’un juge honorable sur les actes criminels d'Esterhazy, commença à avoir des soupçons sur l’authenticité de certains documents du dossier secret et des doutes sur la légalité des procédés employés
‘ par ses prédécesseurs ; aussi, pour apaiser sa conscience
fit-1l procéder à une révision et à une nouvelle classification des documents du dossier secret, Le capitaine Cuignet, chargé de cette opération, ayant procédé à l'examen des pièces à la lumière d’une lampe fut amené à constater une anomalie dans le document remis par Henry concernant la correspondance entre les deux attachés militaires. La couleur des lignes du milieu de la lettre était différente de celle des lignes du commencement et de la fin. 11 fit part de sa découverte à son chef, le général Roger,et au ministre de la Guerre, qui constatèrent l'exactitude de ce fait. Cavaignac contrarié de cette découverte qui venait confirmer les soupçons de Picquart, garda l’affaire secrète pendant quinze
Jours, jusqu'au moment où Henry passa par Paris. Il
ordonna alors à celui-ci de se rendre sans délai au ministère de la Guerre. En présence des généraux Gonse, Boisdeffre et Roger, Henry fut questionné par Cavaignac sur l’anomalie que présentait le document remis par lui comme authentique. Henry commença par