CONTRE L'AMNISTIE ET LA GRACE
vieille bataille républicaine contre le parti clérical et les congrégations. La grande majorité de la Chambre accueillit cette déclaration par des applaudissements prolongés.
Waldeck-Rousseau après le vote de confiance de la Chambre des députés porta son projet d’amnistie au Sénat. En attendant, Picquart avait adressé à Waldeck-Rousseau quelques jours auparavant une lettre conçue en termes très vifs pour demander avec insistance à comparaître devant un conseil de guerre : « J'ai bâte, disait-il, de démontrer que les actes d’accusation portés contre moi reposent sur la fraude et le mensonge. Je proteste contre l’amnistie de toutes mes forces. Amnistier un homme injustement accusé, c’est lui enlever la réparation morale à laquelle il a droit. » Brugère, le gouverneur de Paris de qui dépendaït la convocation du conseil de guerre, opposa l’amnistie à la plainte de Piequart.
Le Sénat constitué en haute Cour pour laffaire du complot siégea du 9 novembre jusqu’au 4 jai pendant 47 audiences.
Sur les nombreux accusés seuls quatre furent condamnés, Déroulède et Buffet à dix ans de bannissement, Guérin à dix ans de détention et Marcel Habert à cinq ans de bannissement.
Malgré les mesures d’apaisement adoptées par le Gouvernement, le décret de Gallifet sur l’avancement «des ofliciers généraux etson projet sur le rajeunissement