‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 439 sur 853 · WALDECK-ROUSSEATU ADOPTA UNE · texte numérisé non relu

WALDECK-ROUSSEATU ADOPTA UNE

clôture de la session du premier semestre (10 juillet 4900). Le gouvernement ayant surtout en vue la pacification du pays pendant la durée de l'Exposition universelle, ne demandait qu'une trêve des partis pendant cette fête du travail que la France donnait au monde. En effet l'Exposition fut un grand succès pour la France laborieuse rendant hommage à la science et à l’art ainsi qu'aux œuvres entreprises pour le bien-être de l’humanité. D'autre part vingt mille maires adjoints ou délégués des municipalités prirent part le 22 septembre, anniversaire de [a proclamation de la première République, à un banquet fraternel au jardin des Tuileries, sous la présidence du Président de la République. Il en résulta qu’à la réunion des Chambres au commencement de novembre le gouvernement de Waldeck-Rousseau remporta facilement la victoire, ayant pour lui l’opinion publique. En effet, la Chambre aborda la discussion du projet d’amnistie en décembre ; elle remplit quatre séances au cours desquelles tous les partis défendirent leur opinion avec ardear. Waldeck-Rousseau fit des prodiges d’éloquence pour faire valoir la nécessité de l’amnistie. Le dernier de ses arguments ne manqua pas d’impressionner ses adversaires, aussi croyons-nous devoir le reproduire ici. « Je sais bien, dit-il, à quels. sentiments certains d’entre vous ont obéi. La blessure faite par certains actes ou trop arbitraires ou trop inhumains, s’est ouverte et vous avez écouté seulement lesinspirations de votre conscience. Je ne condamnerai

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