REMPLACÉ PAR LE GÉNÉRAL ANDRÉ
qui l’approuva malgré l’opposition très vigoureuse de la droite et du centre. En échange, l’opposition redoubla à la Chambre des députés contre Galliffet au point que celui-ci, exaspéré par la conduite de la Droite, et ayant beaucoup souffert aussi bien moralement que physiquement se démit de ses fonctions de ministre de la Guerre. Waldeck-Rousseau n'ayant pu le faire revenir sur sa décision le remplaça par le général André, ancien polytechnicien, très instruit et positiviste et bon polémiste qui improvisait ses discours ; il était républicain militant au point qu’il interdit de laisser pénétrer dans les casernes de sa division des journaux cléricaux et antisémites. Malheureusement les premiers actes du général André mécontentèrent le chef d’Etat-Major, général Delanne, qui pour protester de ce qu’il eût déplacé deux chefs de bureau et un chef de section à l'Etat-Major sans avoir pris son avis, présenta sa démission, de même que le généralissime Jamont, lequel fut remplacé par le général Brugère.
Le projet de loi sur l’amnistie voté par le Sénat retourna à la Chambre, mais la commission nommée pour son examen ne parvenait pas à se mettre d'accord. Sur onze commissaires dont elle se composait, six demandaient l'extension de l’amnistie aux condamnés de la hante Cour. Le gouvernement s’y opposa, préférant en ajourner le vote jusqu’à la rentrée des Chambres en automne de façon à faire voter en même temps plu-
sieurs autres lois qui étaient à l’ordre du jour avant la