LUTTE CONTRE LES CONGRÉGATIONS
circulaire adressée à tous les gouvernements catholiques,ce qui motiva lerappeldel’ambassadeur de France, la suppression de l’ambassade française au Vatican ainsi que la dénonciation du Concordat. D'autre part les chefs des nationalistes poussés par un esprit de violence accusèrent les congrégations de lâcheté et préchèrent la grève générale des associations religieuses épargnées par la loi, leur demandant de se solidariser avec celles qui étaient frappées. Ils demandaient aussi aux congrégations hospitalières autorisées, de fermer leurs établissements, crèches, asiles et hospices et de jeter à la rue, mettant ainsi à la charge du gouvernement, leurs malades et leurs orphelins, pendant qu’elles prenaient le chemin de l'exil.
Au plus fort de cette lutte acharnée, Waldeck-Rousseau tomba gravement malade et se retira du gouvernement. Il fut remplacé par Combes dont l’action anticléricale fut encore plus accentuée, il fut anficoncordataire. Mais ayant été compromis dans une affaire de délation des officiers de l’armée qui s'étaient signalés comme cléricaux et anti-républicains, il se vit obligé de démissionner aïnsi que le général André, ministre de la Guerre. Il fut remplacé par Rouvier, qui ne tarda pas à céder la place à un cabinet de réconciliation républicaine présidé par Sarrien dans lequel figurait Clemenceau comme ministre de l'Intérieur et Briand comme ministre de l’Instruction publique, ce dernier ayant rapporté et défendu avec beaucoup de talent le projet de
COMBES REMPLACA WAIDECK-ROUSSEAU MALADE D15
loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat. Quant à Clemenceau, il n'avait qu'une pensée, celle de voir la Cour de cassation toutes Chambres réunies casser l'arrêt du Conseïl de guerre de Rennes sans renvoi devant un nouveau conseil de guerre, car autrement on assisteraït à une réédition du procès de Rennes.
Pendant ce temps Dreyfus avait fait une demande de revision invoquant comme faitsnouveaux, d’abord le faux témoignage au cours du procès de Rennes, de Cernusky, sujet serbe, ancien officier dans l’armée autrichienne, qui avait déposé contre Dreyfus. Il était avéré en effet que les officters du bureau des renseignements avaient: payé 30.000 francs ce témoignage qui avait été plus tard reconnu faux par la personne indiquée par Cernusky comme source de son témoignage ; puis ce fut le faux impérial constitué par l'original du fameux bordereau annoté de la main de l'Empereur d'Allemagne.
Tous les journaux antidreyfnsards signalaient l’exis-
tence de cette pièce au point que la première question que le Président du tribunal de Cassation adressa au général Mercier fut pour lui demander ce qu'il savait du bordereau sur papier fort dont le bordereau sur papier pelure ne serait que le décalque.
Mercier répondit : « Je n’ai jamais eu connaissance d’une telle prèce officiellement ». Sur la demande du Président.s’il en avait eu connaissance autrement, il répondit : « C’est quelque temps avant le conseil de guerre de Rennes que Stoffel, ancien attaché militaire français