‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 442 sur 853 · LA SÉPARATION DE L'ÉGLISE ET DE L'ÉTAT · texte numérisé non relu

LA SÉPARATION DE L'ÉGLISE ET DE L'ÉTAT

à Berlin, me pria de passer chez lui et me déclara alors. qu'il ne s’agissait pas du bordereau annoté par l’'Empereur, mais d’une lettre de l'Empereur d'Allemagne au Comte de Münster où il était question de « Cette canaille de D. » expression qui parut à Mercier invraisemblable de la part d’un souverain. Stoffel raconta qu'il avait vu la photographie de cette Lettre entre les mains d’un de ses amis et en récita le texte allemand en le traduisant. Mercier ayant mis en doute l'authenticité de ce document, Stoifel lui dit qu’il en avait entretenu Münster et que l'Ambassadeur n'avait point démenti. Mercier, qui d'après sa déclaration n’ajoutait pas foi à la légende d’une lettre de l'Empereur, eut grandement tort de ne pas en démentir l'existence dans les journaux qui en donnaient la nouvelle comme émanant de sa voix autorisée. Cependant, le procureur général près le tribunal de la Cour de cassation, M. Baudouin, et le défenseur de Dreyfus, M° Mornard, ainsi que le rapporteur, M° Moras, s’évertuèrent à en détruire Ja légende. Chacun d’eux se plaçant à son propre point de vue, analysa minutieusement, aussi bien les faits rapportés par les partisans et par les adversaires de Dreyfus que les hypothèses soutenues par eux, de même que les témoignages contradictoires des parties. Ils examinèrent les faits nouveaux et, ayant démontré quele conseil de guerre les avait ignorés, ils conclurent que la révision s’imposait d'elle-même. Puis ils analysèrent une

à une toutes les charges successivement alléguées

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