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RÉFLEXIONS SUR L’AFFAIRE DREYFUS

l’obligeât à se démettre de ses fonctions de ministre de la Guerre, fonctions auxquelles il s’était accroché avec acharnement. Les Jésuites exploitèrent l'affaire Dreyfus comme un témoignage accablant contre les officiers juifs qu’ils dénoncèrent comme des hommes sans patrie, capables de trahison envers leur pays natal, en sorte que Dreyfus devint le bouc émissaire du militarisme et du cléricalisme. De plus, les chefs civils du cléricalisme n’ont pas cessé de conspirer contre les officiers juifs, de connivence avec les jésuites français qui, après V expulsion de leurs communautés, étaient restés en France comme particuliers. Ils savaient très bien que depuis la guerre l’armée était considérée par le

peuple français comme l'arche sainte inviolable, comme

l'emblème national d’une revanche éventuelle de la guerre malheureuse de 1870. C’est pourquoi 1il.étaré inconcevable pour la majorité des Français qu’un conseil de guerre français fût capable de condamner ur officier innocent pour un crime de trahison. Heureusement, une minorité d'hommes intègres, convaincus de l'innocence de Dreyfus, réussit à obtenir du Parlement l’autorisation de révision du procès par la Cour de cassation, qui démontra l'inanité des preuves sur lesquelles était basée l'accusation. On put alors se rendre compte de ce que les vrais coupables étaient les chefs de l’armée qui,en faisant sciemment condamner ur innocent à l’instigation des Jésuites, trahirent la confiance que le peuple français avait placée en eux. Grâce

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