‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 454 sur 853 · LE MITIEU SOCIAL ALLEMAND · texte numérisé non relu

LE MITIEU SOCIAL ALLEMAND

grande prospérité commerciale et industrielle, ce qui permet de supposer que la réalisation de l'unité nationale n'était pas suffisante à faire le bonheur du peuple allemand. Il y avait, en effet, certaines raisons pour que l'unité ne fût pas complète pendant les premières années de l’empire ; premièrement, les Etats protestants ayant associé la cause de l'Eglise à la cause nationale, occupaient une place prépondérante dans l’empire, tandis que les catholiques n’avaient pas pu se faire d’emblée à l’idée de rester soumis à la discipline et à l’obéissance d’un Etat protestant ; deuxièmement, la lutte entre les partisans de l’idéalisme néo-romantique et ceux du réalisme pur devint plus vive que jamais, les premiers cherchant à concilier les principes religieux du protestantisme traditionnel avec l'esprit scientifique moderne sur la base de lévangile, tandis que les derniers prétendaient que la science à elle seule suffisait pour déchif-

frer l’énigme du monde, résoudre les problèmes les plus

ardus de la vie sociale, et non seulement conduire le pays à la conquête du bien-être naturel, maïs aussi lui faire occuper une place prépondérante parmi les nations européennes. roisièmementle militarisme prussienayant étendu graduellement son influence sur tous les Etats confédérés, prussifiait les hommes valides au fur et à mesure qu'ils passaient par le service militaire; c’estainsi qu'il a réussi à prussifier en quelques années toute l’Allemagne, C'est-à-dire à lui inculquer le culte de la force brutale et la supériorité du droit de la force sur le droit

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