‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 475 sur 853 · L’AUTRICHE CONSIDÈRE NÉCESSAIRE · texte numérisé non relu

L’AUTRICHE CONSIDÈRE NÉCESSAIRE

laquelle l’armée devait compter en temps de paix 815.000 hommes ; de même, les services de télégraphie et de téléphonie, d’aérostation, d'aviation et d’automobilisme devaient être perfectionnés et renforcés. La loi restait muette sur l'artillerie lourde et les obusiers de siège dont l’accroissement formidable de la puissance destructive était tenue secrète intentionnellement. Le Chancelier Von Bulow défendit ce projet en invoquant d'abord la menace du chauvinisme français et du panslavisme grandissant en Russie, puis la eirconstance que les événements balkaniques ayant modifié l'équilibre des forces en Europe, l'Allemagne ne devait plus compter que sur elle-même dans une guerre qui pouvait lui être imposée. Le ministre de la Guerre allemand eut même le cynisme de soutenir devant le Parlement que la nouvelle loi ne constituait pas une menace pour les puissances voisines de l’Allemagne ; elle était au contraire une garantie de paix.

Cependant, l'Empereur Guillaume, tout en étant, disposé à soutenir l'Autriche dans la question balkanique, avait des raisons militaires et aussi des raisons de famille pour retarder encore quelque iemps une guerre dont les conséquences étaient difficiles à prévoir ; en effet, d’abord l’armée n'était pas encore préparée pour soutenir en même temps une guerre terrestre et une guerre navale ; ensuite l'Empereur voulait célébrer en paix dans sa capitale le 25° anniversaire de son règne en même temps que le mariage de sa fille avec

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