DE DÉCLARER LA GUERRE À LA SERBIE
nues plutôt une-charge pour son trésor, et la poussait à s'appliquer en échange à l'exploitation de ses domaines d’'Anatolie et de Syrie très riches en minerais et en toutes espèces de produits. naturels.
La conférence des Ambassadeurs réunie à Londres sous la présidence de Lord Grey était aussi d'accord pour que l'on mit fin le plus tôt possible à la lutte balkanique. On aurait pu croire à la conclusion rapide d’une paix définitive, mais dans le courant de mars 1913 la situation s’assombrit de nouveau. L’Autriche, d'une part, était opposée à l'avance de l’hellénisme et du siavisme sur les bords de l’Adriatique; d'autre part, l'Italie, bien que favorable aux Etats balkaniques, n'était pas non plus disposée à tolérer l'extension de la puissance maritime de la Grèce sur cette mer pas plus que loccupation par la Serbie du port albanais de Valona, craignant de le voir devenir un foyer de propagande serbe parmi les éléments slaves de la Dalmatie et de l’Istrie. Finalement, une entente fut conclue entre les gouvernements de Vieane et de Rome pour créer un nouvel Etat en Albanie sous la tutelle de l’Autriche-Hongrie et de l'Italie. Grâce aux efforts de la Conférence de Londres. les Etats balkaniques finirent
par signer la paix avec la Turquie.
On croyait alors à l’avènement d'une ère de tranquillité, mais hélas ! le gouvernement impérial profita de la campagne des Balkans pour exposer au Reichstag
la nécessité de voter une nouvelle loi militaire selon