LA BULGARIE SE JOIGNIT À L'AUTRICHE
avec le concours de la Serbie et de la Grèce à mettre en déroute l’armée bulgare sans perdre une goutte de
sang roumain et à faire signer à la Bulgarie le traité de Bucarest par lequel cette dernière cédait une partie de la Dobroudja à la Roumanie et des avantages territoriaux en Macédoine à la Serbie et à la Grèce, avec la circonstance aggravante que la Bulgarie ayant retiré la garnison d’Andrinople pour renforcer son armée contre ses anciens alliés, la Turquie en profita pour rentrer en possession sans coup férir de la seconde capitale de son empire d'Europe qu'elle ne lâcha plus. Il en résulta que le traité de Saint-James fut violé en faveur de la Turquie, grâce au refus de lAilemagne de se joindre aux puissances de la Triple Entente pour obliger la Turquie à respecter le traité signé par elle. Le cabinet de Vienne prétendait même soumettre le traité de Bucarest à la révision des Puissances, mais le roi de Roumanie s’y opposa énergiquement. Sans doute s’était-il assuré secrètement l’appui de l’Allemagne qui tenait à ménager la Roumanie pour la retenir sous son influence, de même qu’elle sut conserver la reconnaissance de la Turquie par son refus de se joindre à la Triple Entente pour l’obliger à rendre Andrinople à la Bulgarie.
Le traité de paix entre la Bulgarie et les autres Etats balkaniques fut signé dans les premiers jours
d'août 1913 à Bucarest et le 9 août, l’Autriche-Hongrie, pressée d'agir, décida d’écraser la Serbie en plein