‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 478 sur 853 · CONTRE LA SERBIE · texte numérisé non relu

CONTRE LA SERBIE

triomphe et fit à ce sujet des ouvertures au Cabinet du Quirinal, selon la révélation faite par M. Giolitti au parlement italien. Le gouvernement italien se refusa à prêter l’oreille à ces suggestions.

Quant à l'Empereur Guillaume, bien qu il ne fût pas aussi pressé d’agir que aithe, l’idée d'une guerre prochaine avec la France s'était déjà fixée dans son cerveau au point qu'ayant reçu la visite du roi des Belges le 6 novembre 1913, à Postdam, 1l lui déclara (1) que « la guerre avec la France était à ses yeux inévi- «table et prochaine, en affirmant avec un cynisme « conscient que c'était la France qui la voulaitet qu'elle « s’armait dans ce but, comme l'indiquait le vote de la « loi sur le service militaire de trois ans ». Guillaume II ne manquait pas d’ailleurs d'ajouter qu’il était assuré de la victoire. Le souverain belge essaya vainement de l’éclairer et d’éloigner de son ésprit la fausse image qu’il se faisait d’une France belliqueuse d’après le lan gage d’une minorité infime de patriotes exaltés. Le baron Bayens, alors ministre de Belgique à la Cour de Berlin, raconte ensuite que dans l'entretien qu'il eut

à cette occasion avec le général Moltke, celui-ci s’exprima dans les mêmes termes que son souverain.

En lisant ces déclarations cyniques de le empereur et de son entourage sur,un sujet aussi délicat et aussi compromettant, on ne peut ‘s ‘empêcher de se demander quel était le but de ces confidences au roi Albert, La

Page 1