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L'AUTRICHE ENVOYA UN ULTIMATUM

dans son entrevue avec l'Ambassadeur d'Angleterre qui se trouvait également à Kiel avec l’escadre britannique revenant de la mer Baltique : C’est un crime, ditil, contre le Germanisme (Dieses ist ein Verbrechen gegen das Deutschtum). Ces mots signifient indubitablement que l'Allemagne se solidarisait avec l'Autriche dans le châtiment du crime de Serajevo. Cependant quelques moments après, l'empereur avait repris son calme et ne parla plus de cette affaire. Il partit dans les premiers jours de juillet pour sa croisière accoutumée sur les côtes de Norvège et tous les Ambassadeurs accrédités à Berlin prirent leurs vacances habituelles. Mais l'Empereur pendant tout son séjour aux fiords norvégiens avait été mis au courant des projets machinés en secret par le Cabinet de Vienne. Les enquêtes : entreprises par la diplomatie anglaise dont le Times rendit compte le 2 et le 3 août 1917 ont établi que le 5 juillet 1944 eut lieu à Potsdam une conférence entre les chefs militaires et civils allemands et autr1chiens pour se mettre d’accord sur les termes de lPultimatum qui devait être adressé au gouvernement serbe. En effet, plusieurs journaux allemands en avaient parlé quelques jours après l’envoi de ce document à Belgrade

sans que le gouvernement de Berlin l'eût démenti. Le démenti oflicieux ne fut donné qu'après que le Times en eut publié la nouvelle, Quoi qu'il en soit, les événements ont bien prouvé que le Gouvernement impérial avait inspiré l’ultimatum dans sa forme brutale, ultima-

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