L’ALLEMAGNE APPROUVA LA CONDUITE DE L'AUTRICHE
le dossier n’était nullement destiné à être discuté, l’enquête menée par l’Autriche devant suffire aux puissancés. En vue de la gravité de la situation, la Serbie demanda à la Russie d'intervenir en sa faveur ; la Russie donne d’abord des conseils de prudence à la Serbie et prévient ensuite l'Angleterre qu’elle rendrait la guerre européenne plus probable, si elle ne se solidarisait pas dès le début avec la France et la Russie, Elle demande en même temps à l'Autriche de prolonger le délai imposé à la Serbie. En effet la France et l’Angleterre, considérant que jamais un Etat n'avait adressé à un autre Etat indépendant un document aussi formidable que la note autrichienne, font entendre leurs voix en faveur d’une solution pacifique, en s’associant à la démarche russe pour la prorogation du délai, à laquelle se joint ensuite l'Italie. D'autre part l'Allemagne affirme qu'elle approuve de tout cœur l'esprit et la lettre de la note autrichienne, bien qu'elle n’en ait pas connu la teneur auparavant (ce qui était loin d'être exact).
Dès le 24 juillet, l'ambassadeur de France à Saint- Pétersbourg donne à entendre à l'ambassadeur anglais que non seulement la France appuiera énergiquement la Russie dans ses négociations diplomatiques, mais qu’elle remplira toutesles obligations résultant de son alliance si la nécessité s’en faisait sentir. Une fois l'accord établi entre les puissances de l’Eatente, celle-ci estime que le meilleur et le seul moyen de conjurer le danger d’un