‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 501 sur 853 · SUR LA MENTALITÉ ALLEMANDE · texte numérisé non relu

SUR LA MENTALITÉ ALLEMANDE

« tant toutes les chances de son côté. — Il y a vocation « divine partout où se présente une occasion favorable « d'attaquer un voisin et d'étendre ses propres fron- « tières. — L’issue des événements est un jugement de « Dieu. — Pour les Allemands être le plus fort voilà « l’essentiel. C’est par la force que l'Allemagne doit «imposer son hégémonie, » Les Allemands considéralent la science comme un instrument de la force et l'outillage dont ils se servaient pour les industries étaient éminemment scientifique. Sélon eux, la science n’a pas de tâche plus élevée à remplir que de se mettre au service du germanisme représentant une force telle qu'elle puisse en imposer au monde ; ce n’est pas seule-. ment un droit pourles Allemands, c'est un devoir pour eux ; ils sont appelés à créer une ère nouvelle dans Phistoire de l'humanité. Selon Lasson, entre les. Etats il n’y a qu’une sorte de droit, le Droit du plus fort. Un Etat ne peut commettre de crime. Remplir ses enga: gements n’est pas pour un Etat une question de droit, mais une question d'intérêt. Et les professeurs de droit acceptaient ses idées. « Nous devons, écrivait « R. von Ihering, fous incliner avec un sentiment de « venération devant la force victorieuse, produit mys- « tique des forces et des lois morales qui dominent les « éclats les plus sauvages de la guerre. La puissance « du vainqueur, voilà ce qui détermine le droit. » Inspiré par ces conceptions dépourvues de sens moral et religieux, et même de sentiment humain, Æodolphe

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