LE PEUPLE ALLEMAND CONVAINCU DE SA
Eucken, professeur de phylosophie à [éna, osa dire dans la conférence qu'il a faite à Francfort sur l’impor-
tance de la race allemande au point de vue historique : c’est nous qui sommes véritablemert l’âme de l’humanité (Wir sind die ergentliche Seele der Menschheit).
D'un autre côté, il est curieux de voir l'esprit de soumission dans les manifestations de la vie publique et privée de l'Allemand lorsqu'il se rencontre en face d'une autorité nationale. Là, il montre le goût inné de subordination hiérarchique et d’humble soumission, étant capable de supporter même les insultes d’un supérieur, sans murmurer, tellement l'esprit d'obéissance lui est sugcestionné au nom de la discipline sociale. En effet, Bebel a déclaré un jour au Reichstag que l'Allemand a une âme de valet. Déjà Kant, en notant leur passion de méthode, faisait observer qu’on pouvait les classer suivant une échelle de privilèges hiérarchiques. On peut dire que l’Allemand est resté féodal d’esprit au sein de la société moderne. Nul peuple ne s’est courbé plus docilement que lui devant la force.
La Prusse, pour donner une sanction à son régime absolutiste, eut recours aux savants de grand prestige auxquels il demanda de faire appuyer par la science a conduite de ses gouvernants. Il n’a jamais manqué d'hommes pour se prêter de bon gré à satisfaire le désir du gouvernement. L'homme le plus célèbre de l'Université de Berlin qui se soit mis complètement au service de l'Etat prussien fut le philosophe Hegel, lequel établit