‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 53 sur 853 · CONDILLAC CHEF DE L'ÉCOLE SENSUALISTE · texte numérisé non relu

CONDILLAC CHEF DE L'ÉCOLE SENSUALISTE

de Trenteans qui se termina après l'épuisement des deux combattants, parle-traité de Wesphalie, établissant définitivement la tolérance religieuse de deux cultes ; ceci n'empêcha pas toutefois le désaccord de continuer à régner entre les deux partis, qui refusaient mutuellement les mêmes droits civils et politiques à leurs compatriotes de religion différente, en sorte que la lutte entre catholiques et protestants, entre la théologie et la science continua à se poursuivre par la voie de la presse encore pendant tout le xvirre siècle, la propa— gande active en faveur de la libre pensée se faisant au

moyen des pièces de théâtre et de la publication de

livres satiriques contre le régime absolutiste et l’intolérance religieuse.

Il s’ensuivit que la philosophie de Descartes ne répondait plus aux exigences de ceux qui s'étaient nourris au sein de la science, car ils la trouvaient aride et pas assez tranchante dans ses conclusions. C’est précisément la cause pour laquelle la doctrine de Locke fut saluée avec enthousiasme tant en Angleterre qu’en France, car elle s’efforçait de concilier les résultats de

l'expérience et les exigences de la raison avec la foi, en

cherchant un point d'appui dans l’opinion générale du pays, qu’elle appelait le bon sens. Alors, l’école française tout en ayant l’air de poursuivre le même but, comptait dans son sein un certain nombre des personnes les plus autorisées, qui n’hésitaient pas à rompre avec le passé au risque de dépasser le but.

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