‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 564 sur 853 · LE PRÉSIDENT WILSON S’EFFORCE DE CONCILIER · texte numérisé non relu

LE PRÉSIDENT WILSON S’EFFORCE DE CONCILIER

même que contre la marine marchande, l'industrie et da haute finance américaines, accusant le gouvernetnent de favoriser les intérêts des puissances de l’Entente. Lie gouvernement de son côté apporta des preuves irréfutables du fait que quinze bâtiments marchands avaient été arrêtés en Amérique pour approvisionner les croiseurs allemands au large et le grand jury concluait à la mise en accusation de la Compagnie Hamburg-América pour déclaration frauduleuse du chargement et de la destination des bateaux, dans le but de ravitailler les corsaires allemands, surtout le Carlsruhe. De plus, le ton agressif de la presse teutonne ne fit qu’exciter l’indignation des Etats-Unis contre l'Allemagne et son ambassadeur : c'était la Gazelte de Cologne, journal inspiré par le gouvernement impérial, qui dépassait les bornes de l'impolitesse. Elle demandait aux Etats-Unis le prix qu'ils exigeaient de l'Allemagne pour cesser d'envoyer du matériel de guerre aux alliés. « Prends de l’argent, ma chère Amérique, s’écriait le journal officieux, nous te le donnerons avec plaisir, tu pourras aller prier tranquillement pour la paix. » Certes, cette jactance germanique fait rire toute personne sensée et prouve bien la psychologie morbide de l’Allemagne qui regarde tous les autres peuples avec un air de supériorité. E n même temps l’activité déplorable que déployait le comte’Bernstorff, ambassadeur allemand à Washington, pour agir sur l'opinion américaine et contrecarrer la politique du gouvernement, provoqua toute la presse

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