LES INTÉRÊTS DES DEUX GOUVERNEMENTS
au point qu'elle demanda avec unanimité au gouvernement de lui remettre ses passeports.
Toutefois, le gouvernement de Washington conservait son calme et sa dignité de langage et déclarait que « les Etats-Unis n’abandonneraient leurs droits de neutres à aucun belligérant et que leurs bateaux continueraient à traverser la zone de guerre tracée par le gouvernement impérial » tandis que le grand organe libéral allemand prononçait une condamnation sans appel de la notion américaine des droits et des devoirs della neutralité, considérant désormais impossible l’intervention des Etats-Unis comme médiateurs pour la paix future. Les Allemands ne pardonnèrent pas à l’Amérique l’échec de leur propagande, ni que les vankees ne se soient pas laissé tromper ni corrompre. Ceux-ci toujours jaloux de leur liberté et de l'indépendance de leur pays, s’indignaient de la presse allemande et refusaient aux Allemands, habitués à piller et à massacrer pour s'emparer des territoires étrangers, le droit de mettre en doute leur loyauté et la sincérité de leurs sentiments envers les belligérants, d'autant plus qu'ils avaient une base juridique solide à l’appui de leur thèse: dans les dispositions de la seconde conférence de La
Haye contresignées par l'Allemagne, les Etats-Unis,
la France et la Grande-Bretagne qui établissent que : « Une puissance neutre n'est pas tenue d'empêcher l’exportation ou le transit pour le compte de l’un des belligérants, des armes, des munitions et en général de