LES BATEAUX NEUTRES ET A TUER DES AMÉRICAINS
jamais sur la cessation immédiate des attaques sous- . marines et sur le maintien de l'obligation de la visite préalablement à toute mesure de rigueur et sur lPimmunité qui devait être accordée aux passagers se trouvant à bord des bateaux ainsi qu’à l'équipage. Le cabinet de Washington envisageait à cette occasion les conséquences d’une rupture diplomatique. En eilet, la note américaine envoyée en réponse à celle du cabinet de Berlin exigeait une déclaration formelle, garantissant la sécurité des voyageurs sur les bateaux marchands neutres, plus une indemnisation pour les dommages déjà causés et prévoyait en cas de refus la rupture des relations diplomatiques avec l'Aïlemagne.
Devant la fermeté du gouvernement américain, l’assurance du cabinet de Berlin se trouva ébranlée. Ce qui l’a déconcertait surtout, c'était la démission de Bryan, ministre des affaires étrangères dans le cabinet de Washington, dont l'esprit pacifiste l’avait poussé à suggérer le renvoi de l’affaire devant une commission arbitrale et l’interdietion aux citoyensaméricains jusqu’à nouvel ordre de voyager sur les bateaux belligérants ou ayant des munitions à bord,.ce qui impliquait une reconnaissance tacite des attaques sous-marines contre les bateaux de commerce neutres, sans avertissement et sans respect de la vie humaine. A cette étrange prétention de Bryan, ancien compétiteur de Wilson à la présidence, tous les membres du Cabinet, de même que le Chef de l'Etat, opposèrent un refus catégorique ; le